Les 5 points communs de ceux qui sont heureux au travail

Par Lirone 

Temps de lecture:  minutes

Si vous vous êtes déjà demandé comment être heureux au travail, vous avez certainement lu comme moi des dizaines d’articles sur le sujet.

Pourquoi un de plus ?

Parce que j’ai le sentiment que le principal n’a pas été dit !

De nombreuses études ont été menées ces dernières décennies sur le sujet du bonheur au travail (1), beaucoup de théories ont été construites, déconstruites et améliorées. Et ce fut bénéfique pour porter le sujet sur la place publique et amener certaines pratiques professionnelles à évoluer, mais il me semble qu’en chemin, ces débats ont aussi fait plus de dégâts que prévu dans nos rapports à nous-même.

Etre heureux au travail ne demande pas autant d’efforts que ce qu’on nous fait croire, ce n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît

En 15 ans d’observation du monde du travail, j’ai pu constater que les gens les plus heureux dans leur travail partageaient des points communs qui nous étaient totalement accessibles.

Aujourd’hui,  je suis ravi de partager avec vous mes observations, pas pour vous exhorter à être heureux au travail, mais plutôt pour vous interroger sur le sujet, remettre en question ce que vos lectures ont pu vous faire croire et vous encourager à revenir au concret...pour en oublier la question !

1. Les gens heureux au travail se sentent bien dans leurs baskets

Les personnes qui sont heureuses dans leur travail ont ceci de particulier qu’elles sont amies avec elles-mêmes, sûrement même leur meilleur.e ami.e !! Elles aiment passer du temps en leur propre compagnie, elles s’apprécient pour ce qu’elles sont, elles se respectent elles-mêmes, elles s’écoutent, elles se parlent gentiment, se sourient à elles-mêmes.

Imaginez passer votre journée de travail avec votre meilleur.e ami.e, ne serait-ce pas une source de bonheur ? Vous voulez essayer ?

Voici quelques toutes petites choses que je vous encourage à faire pour votre prochain jour de travail :

  • C’est le matin, regardez-vous dans le miroir et faites-vous un beau sourire, le même que vous faites à quelqu’un que vous aimez profondément. Ca réchauffe, non ? Faites la même chose dans la journée quand vous croisez un miroir !

  • Il est 10h, c’est l’heure d’une pause de 30 secondes : observez votre matinée et dites-vous un mot gentil qui reflète une qualité que vous avez mise en œuvre ce matin.

  • Il est midi, vous avez sûrement accumulé quelques contrariétés. Ecoutez comment c’est à l’intérieur de vous. Quelle émotion se balade ? De quoi avez-vous besoin d’après ce que vous dit cette émotion ? Elle veut parler, écoutez-la.

  • Il est l’heure de rentrer chez vous. Sur le chemin, discutez avec vous-même : qu’avez-vous vécu aujourd’hui ? Comment allez-vous ce soir ? Une fois arrivé, dites au revoir à votre facette professionnelle, vous la retrouverez demain pour de nouvelles aventures.

Il y a surement beaucoup d’autres choses que vous exprimez de vous avec votre meilleur.e ami.e, qu’aimeriez-vous ajouter en vous inspirant de vos relations les plus agréables ?


2. Les gens heureux au travail trouvent satisfaction dans ce qu’ils font

J’ai écrit beaucoup d’articles sur l’épanouissement au travail, le fait de prendre sa place, de faire un travail qui nous plaît, de « trouver sa voie professionnelle » comme on dit.

Et c’est une démarche qui peut apporter beaucoup de joie.

Mais ce n’est pas une étape indispensable pour être heureux dans son travail. Le secret de ceux qui trouvent le bonheur au travail réside dans la joie de faire.

Le plaisir d’être un humain qui agit, qui mobilise ses capacités pour façonner son environnement. Ce n’est alors plus la nature de la tâche qui compte, mais la nature de l’être vivant qui s’exprime par l’action.

À ce stade, il pourrait d’ailleurs ne pas agir, ce serait certainement tout aussi réjouissant.

Imaginez réaliser vos tâches de travail avec la joie de celui qui vit et qui agit, est-ce que cela changerait votre journée de travail ? Si ce n’était pas la nature de la tâche qui conditionnait vos émotions, mais vos émotions qui conditionnaient votre façon de réaliser vos tâches… ?

On essaye ?  

Voici ce que je vous propose :

  • Votre boîte mail est pleine à craquer et vous n’avez pas envie de lire le mail de Bidule qui vous demande un truc impossible. Prenez quelques secondes pour sentir votre respiration, sentir vos mains sur le clavier, percevoir le flot de vos pensées. Vous êtes aptes à faire cette réponse et à la faire bien. Mais vous oubliez le plaisir que c’est de jouir de ses capacités.
    Imaginez 10 secondes que vos mains soient paralysées. Vous ne pouvez plus écrire. Ni à Bidule, ni à personne. Quelle frustration ! Imaginez 10 secondes que vos pensées soient inaccessibles, vous n’avez plus d’idées. C’est le blanc. Vous ne pouvez plus réfléchir. Ni à ce que vous allez répondre ni à quoi que ce soit d’autre. Quelle galère !
    Maintenant, faites ce mail et savourez chacune des capacités que vous mobilisez pour cela. Vous êtes vivant. e !!

  • Vous devez faire ce truc qui traîne depuis des semaines, vous n’arrivez pas à vous y mettre pourtant l’échéance approche. Prenez 1 minute pour vous remémorer le souvenir d’un moment particulièrement vibrant, un moment qui vous a mis. e en joie. Souvenez-vous avec précision comment c’était, revivez cette émotion, juste pour le plaisir.
    Maintenant, faites ce truc que vous avez à faire. Vous êtes maître de votre émotion. Et vous pouvez garder celle-ci aussi longtemps que vous le souhaitez.


3. Les gens heureux au travail se sentent bien avec les autres


Les problèmes relationnels sont la première cause de souffrance au travail (2).

 À l’inverse, pour les gens que j’ai vus heureux au travail, les relations ne sont pas un problème.

Ils sont contents de retrouver leurs collègues, savent échanger avec leur hiérarchie, traversent les conflits sans en garder de cicatrices, se prémunissent des gens qui pourraient leur porter atteinte… Ils naviguent parmi les autres avec aisance. Ils ne sont ni dans la dépendance ni dans la prise de pouvoir, encore une fois, ils sont, tout simplement, et c’est déjà beaucoup !

Ainsi, ils ne transforment pas un agacement en conflit ; ils ne font pas d’une tristesse un jeu de victime ; ils ne font pas d’un désaccord un enjeu de pouvoir. Ils expriment ou non les choses selon le besoin du moment, ils se perçoivent comme quelqu’un de bien quoi qu’on en dise et le jugement des autres occupe peu leur pensées.

Sacré challenge, n’est-ce pas ? Passer une journée dans la joie de la relation, centré. e sur l’humanité qui circule entre humains, ne laissant que peu de place aux jeux relationnels !

Ça vaut le coup d’essayer non ?

Ma proposition pour ce test :

  • Vous vous rendez au travail ce matin avec une vision augmentée et vous vous rendez-compte que des tas de petits fils invisibles à l’œil normal vous relient aux autres.
    Vous ne voyez plus très bien les personnes, vous ne les entendez plus non plus, mais vous voyez ces fils tout fins qui vous relient à eux. Observez la quantité de fils qui vous traversent, n’est-ce pas dingue toutes ces relations ? Et observez ceux des autres, pouvez-vous imaginer toutes les personnes auxquelles ils sont reliés eux aussi ? Et vous rendez-vous compte des liens qui se croisent et de ceux que vous partagez avec d’autres ? Restez ainsi centré. e sur l’existence de tous ces liens pendant votre journée et constatez comment cela modifie vos relations à vos collègues.

  • Une nouvelle journée commence, l’occasion de faire de nouvelles découvertes ! Aujourd’hui, vous êtes au top de votre forme, vous allez faire un jeu particulièrement ardu : vous allez vous transformer en quelqu’un d’autre !! Choisissez un de vos collègues, n’importe lequel.
    Et amusez-vous à chausser ses chaussures. Aujourd’hui, vous êtes lui, vous pensez comme lui, vous ressentez comme lui, vous agissez comme lui, vous avez son histoire, son parcours, ses défauts, ses qualités, son point de vue. Faites un effort, c’est important !
    Vous ne connaissez pas tout de lui ? C’est peut-être le moment de faire connaissance !! Loin de la futilité apparente, ce genre de jeu vous aide à mieux percevoir vos points communs et vos points de complémentarités. Vous êtes tous les deux des êtres humains vivants. Vous pourriez être lui et il pourrait être vous. Mais ce n’est pas le cas. Et vous en êtes content. e parce que vous aimez bien être vous. C’est tout.

4. Les gens heureux au travail sont peu sensibles aux conditions extérieures

Ce qui me frappe chez les gens heureux que j’ai pu croiser, c’est qu’il n’y a aucun point commun entre leurs conditions de travail.

J’en ai croisé en usine sur chaîne de production, d’autres dans des bureaux, d’autres en extérieur, dans des conditions plus ou moins confortables, avec des rémunérations très variables, des rythmes de travail opposés… C’est comme si les conditions extérieures n’avaient pas de prise sur leur bonheur.

Je crois que c’est lié à l’ancrage de leur état qui se fait dans l’être plus que dans tout autre chose, mais aussi dans le fait qu’ils se savent responsables de leur bonheur et refusent de laisser un facteur extérieur affecter leur état intérieur

Cela ne signifie pas qu’ils n’agiront pas pour aller vers des conditions plus agréables ou plus favorables à leurs objectifs, mais que ce cheminement se fait avec tranquillité, dans la joie de cheminer, en proaction et non en réaction.

Le point commun des personnes heureuses au travail: elles lachent prise sur les évenements extérieures

Vous vous rendez-compte de ce que cela signifie ? Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, que vous soyez bien ou mal payé, que vous réussissiez ou que vous échouiez, qu’il y ait du bruit ou du silence… quoi qu’il arrive, vous êtes heureux dans votre travail. Ça mérite de s’y intéresser, non ? Ma proposition pour travailler ce point :

  • C’est la fin de la journée, vous êtes chafouin. Notez sur un papier tout ce qui vous contrarie. Triez votre liste et conservez tout ce qui est extérieur à vous et qui constitue vos conditions de travail. Voilà, vous avez une liste de ce qui vous empêche d’être heureux. Ce sont ces éléments-là qui ont le pouvoir de vous mettre dans cet état déplorable. Maintenant, prenez chaque élément un par un et imaginez qu’il empire encore. En quoi seriez-vous quelqu’un de différent ? À l’inverse, imaginez qu’il s’améliore. En quoi seriez-vous quelqu’un de différent ? Faites vraiment l’exercice. Alors ?

  • Aujourd’hui, vous êtes bien. Vous pouvez faire cette petite manipulation mentale : faites-vous une représentation de vous comme si vous étiez enveloppée dans une peau déperlante, tout ce qui vient se poser sur vous se transforme en microbille et coule jusqu’au sol. Toutes ces choses extérieures qui vous atteignent habituellement s’arrêtent à cette frontière entre le dedans et le dehors. Elles coulent. Vous êtes intact. e. Quel bonheur !

5. Les gens heureux ne se racontent pas d’histoires


Le point commun des personnes heureuses

S’il n’y avait qu’un seul point commun à conserver pour qualifier les personnes qui sont heureuses au travail, ce serait celui-ci : les personnes heureuses au travail ne se demandent pas si elles sont heureuses ou pas !

Et c’est peut-être là l’erreur fondamentale de notre science du bonheur, c’est qu’elle pose une question qui induit un doute et un paradoxe !

Et voilà qui biaise toute enquête sur le bonheur à mon sens : pendant que je réfléchis pour savoir si je suis heureux, je suis hors de la vie, je suis dans ma tête, je ne peux pas expérimenter l’état de bonheur, je ne fais que poser des jugements sur mon expérience. C’est l’histoire de la chenille et du crapaud !

Il en est de même pour tous les concepts : si je m’interroge sur le sens de mon travail, je trouverais toujours une raison de ne pas en être satisfait, si je m’interroge sur mon estime de moi, je trouverais toujours un décalage entre ce que je suis et ce que j’aimerais être, si je m’interroge sur les intentions de mon interlocuteur, j’en trouverais toujours des inacceptables…

La personne heureuse dans son travail n’est pas quelqu’un qui n’a pas conscience de soi, ce n’est pas quelqu’un de naïf non plus. Simplement, il me semble que c’est quelqu’un de humble qui, tout en sachant ce qui pourrait être posé comme jugement sur le monde et sur elle-même, par elle-même et par le monde, ne s’en embarrasse pas. Elle fait ce qu’elle fait, sans attente, sans histoire dans sa tête, en contact avec le présent. Et elle est heureuse ainsi.

Dans mon expérience, ces personnes sont rares. En revanche, je connais beaucoup plus de monde qui a expérimenté cet état de bonheur de façon momentanée, même au travail.

Et je suis sûre que cela a aussi été votre cas.

Et vous savez quoi ? Si ça a fonctionné une fois, ça fonctionnera une prochaine fois ! Alors pour ce dernier petit exercice, je vous propose de vous souvenir de la façon dont vous vous y êtes pris pour entrer dans un état de bonheur dans votre travail la dernière fois que c’est arrivé.

Rassemblez vos souvenirs en vous appuyant sur les 5 points communs énoncés et reproduisez ce qui a fonctionné pour votre prochaine journée de boulot. Vous êtes en route vers le bonheur au travail !

Bien évidemment, je ne vous dis pas de vous complaire dans une situation douloureuse.

En tant que coach professionnel, c’est mon boulot d’accompagner les personnes vers de meilleures conditions de travail, de meilleures relations, un meilleur rapport à soi-même… Mais en toute honnêteté, je peux vous dire que les gens heureux que je connais ne le sont pas grâce au coaching, ils le sont grâce à l’attitude qu’ils cultivent vis-à-vis d’eux-mêmes et du monde. Bien sûr, être heureux ne signifie pas vivre sans expérience douloureuse ou sans émotion, cela signifie simplement que ces expériences n’affectent pas notre rapport à la vie !

À vous de jouer !

Est-ce que mes propos font écho à votre expérience ? Je serai ravie de lire vos points de vue en commentaires !

Annabelle Plenier, coach Cap Cohérence

Références

Qui est Annabelle Plenier ?

Ingénieur méthode pendant neuf ans, reconvertie, coach professionnel certifiée, j’accompagne les personnes face à leur questionnement professionnel depuis 2010.

Quand j’écris et quand je coache, je suis animée par l’envie de permettre à chacun d’avancer vers une vie professionnelle plus épanouie et de poursuivre ses propres rêves, à son rythme et dans le respect de ses principes.

Et si je peux vous donner le sentiment que vous êtes libre d’être qui vous voulez, d’agir comme vous pensez, de vivre ce que vous ressentez, alors, j’aurai atteint mon but.

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"[...] Je n'ai pas l'habitude de publier, de me confier ou raconter ma vie, mais depuis que j'ai ouvert ce livre, je suis déterminé à m'en sortir !"

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A propos de l'auteur

Lirone

Je m'appelle Lirone et j'écris sur ce blog depuis 2016. J'aide les personnes à devenir plus heureuses et plus positives au quotidien grâce à la psychologie positive.
J'ai développé le concept de diffuseur de positif : une personne bien dans ses baskets et qui impacte positivement directement et/ou indirectement son entourage.
L'idée est simple, plus il y aura des diffuseurs de positifs, plus le monde ira mieux.

  • Top cet article, merci Lirone 😉

    Et une formation à l’aide du CPF ou grâce à Transitions pro (exFongecif) rend(ra) toujours + heureux .. quand le parcours est bien réalisé !

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