Le bonheur ? Et si tout se jouait avant 30 ans ?

Le bonheur ? Et si tout se jouait avant 30 ans ?

Et si pour entreprendre des changements durables et trouver le bonheur dans sa vie, il fallait s’en occuper avant 30 ans ?

C’est la claque mentale que je me suis prise ces derniers jours.

Et c’est la claque que vous allez peut-être prendre aujourd’hui.

Vous voulez être heureux(se) ? Vous voulez plus de joie et de bonheur dans votre vie ? Vous voulez entreprendre des changements dans votre vie ?

Votre attention est louable.

Mais que se passerait-il si je vous disais qu’il y a des chances que tous les changements que vous souhaitez n’aboutissent pas, surtout après 30 ans ? Que se passerait-il si je vous disais qu’il est trop tard pour agir ?

Que se passerait-il si je vous disais qu’en fait vous viviez une vie par défaut ?

Vous ne serez probablement pas content(e), voire frustré(e).

Je suis d’accord.

C’est un propos fort que je tiens. Vous pouvez être d’accord ou ne pas l’être. Avec mes nombreuses lectures de livres et de papiers scientifiques, avec du recul, je commence à capter certaines choses. Je commence à voir les choses de manière plus claire et voir comment tout notre système interne fonctionne.

Je commence à comprendre que pour changer, il faut creuser à l’intérieur de soi. Il faut revenir aux sources. Trop longtemps, nous restons à la surface, essayant de changer telle ou telle chose, mais…en vain.

Nous en oublions l’essentiel : l’être. Le soi.

Nous sommes inconscients au quotidien. Nous sommes des endormis régis par un pilote automatique. Nous sommes tous malades dans ce monde de fous, et nous ne nous en rendons pas (encore) compte.

À travers cet article et ce blog, j’ai envie de vous donner l’envie de vous réveilliez. J’ai envie que vous repreniez les commandes de votre vie. J’ai envie vous redeveniez conscient de votre potentiel !

C’est un fantasme de penser que vous allez changer en réalisant les mêmes actions au quotidien. C’est logique. Faites ce que vous avez l’habitude de faire et vous resterez tel que vous êtes. Ayez conscience de cela, sinon la personne que vous êtes actuellement sera la même à 50 ans, 80 ans et 120 ans. Fin du game.

Bref, je m’éparpille à peu.

À travers cet article, vous avez voir :

  • Comment vos pensées interagissent avec votre corps que vous le vouliez ou non. Conséquences : vous ne pensez jamais dans le vide. Vos pensées deviennent votre futur.
  • Pourquoi, à la suite de ça, il est très difficile de changer, surtout après 30 ans. (je dis difficile et non impossible, qu’on soit bien clair).
  • Pourquoi la pensée positive ne suffit pas plus
  • Que vous êtes responsable de la façon dont vous appréhendez votre vie

Prêt ?

Prenez un bon café ou thé et c’est parti.

Vos pensées définissent ce que vous êtes

“Dire que je suis con veut dire qu’en fait je suis un vrai con ?”

Oui. Désolé de vous décevoir.

Cela peut vous faire sourire ou vous faire monter sur vos grands chevaux, mais si c’est le cas, c’est que vous sous-estimez la puissance de vos pensées.

Bon, il est vrai que dans cet exemple, j’exagère un peu. Si vous le dites une ou deux fois, ça va. Mais l’idée générale que j’aimerais que vous mémorisiez est la suivante : plus vous allez penser d’une certaine manière et plus vous allez créer une réalité inconsciente qui s’adaptera à votre manière de penser.

Je répète au cas où :

Plus vous allez penser d’une certaine manière et plus vous allez créer une réalité inconsciente qui s’adaptera à votre manière de penser.

Dire à chaque occasion que vous êtes con va créer dans votre vie des opportunités où vous allez davantage passer pour un con.

Dire que vous êtes nul va créer dans votre vie des opportunités où vous allez davantage vous sentir nul.

Dire que vous êtes timide va créer dans votre vie des opportunités où vous allez pouvoir dire que vous êtes timide.

Et ainsi de suite.

Vous demandez quelque chose. Vous voilà servi, non ?

C’est ce qu’on pourrait appeler également le biais de confirmation.

Biais de confirmation

Tendance à ne rechercher et prendre en considération que les informations qui confirment ses croyances et à ignorer, réinterpréter ou sous-estimer l’importance de celles qui les contredisent

Pourquoi ça se passe ainsi ?

Pour le comprendre, on va creuser un peu plus et on va parler du cerveau (un peu, je vous rassure) .

À chaque fois que vous avez une pensée, une réaction chimique est provoquée dans votre cerveau.

Ces réactions chimiques provoquent à leur tour d’autres réactions chimiques qui vont ensuite impacter votre corps.

Plus précisément, vos pensées influencent vos cellules, qui directement influencent l’état général de votre corps. Forcément, puisque votre corps est uniquement composé de cellules.

Et vos cellules, suivant les messages qu’elles vont recevoir, vont agir de telle ou telle manière.

Votre corps fonctionne constamment de pair avec votre cerveau.

Juste pour comprendre la suite de mes propos, je vais vous donner certaines définitions. Ne vous inquiétez pas, rien de difficile, mais c’est pour mieux comprendre la suite.

Les types de substances qui influencent votre corps

Je vous ai donc dit que les pensées influencent le corps et plus précisément vos cellules de votre corps.

Vos cellules sont impactées et influencées principalement par trois substances chimiques ;

  • Les neurotransmetteurs qui sont des messagers chimiques qui envoient principalement des signaux entre les cellules nerveuses. Plus particulièrement, ce sont des molécules chimiques qui assurent la transmission des messages sur de très petites distances d’un neurone à l’autre.
    Sans rentrer dans les détails, il y en a plusieurs types et chacun est responsable d’une activité particulière.

    Les neurotransmetteurs jouent un rôle décisifs.

    Neurotransmetteurs

  • Les neuropeptides qui sont des composés chimiques émis par des neurones. Ces messagers envoient au corps des messages chimiques comportant des instructions précises.
    Neuropeptide - Messagers chimiques

    Neuropeptide

  • Les hormones qui influencent votre état émotif. Les hormones sont stimulées par les neuropeptides lorsqu’elles s’attachent à diverses cellules de divers tissus. (Exemples d’hormones : la sérotonine qui est l’hormone de la bonne humeur, l’ocytocine qui est l’hormone de l’attachement, l’endorphine qui est une morphine naturelle ou encore l’adrénaline)
Trois types d'hormones du bonheur : dopamine, serotonine et ocytocyne. Comment les hormones peuvent influencer notre corps ?

Trois hormones du bonheur

A retenir

Les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques provenant de votre cerveau qui circulent entre vos neurones. Les neuropeptides sont des courriers chimiques servant de lien entre votre cerveau et votre corps pour que vous ressentiez ce que vous pensez. Elles indiquent à diverses glandes de votre corps de fabriquer des hormones, qui sont des substances chimiques associées aux émotions.

Et ça donne quoi ?

Pour vous illustrer tout ça, voici deux exemples.

Exemple 1

Imaginez que vous n’avez pas mangé pendant un petit moment. Et imaginez que vous avez devant vous votre plat préféré.

À partir de ce moment, les trois substances chimiques présentées ci-dessus vont entrer en action.

Dès vos premières pensées sur la nourriture, votre cerveau attise certains neurotransmetteurs qui activent un réseau de neurones. Ce qui a pour conséquence de créer des images mentales. Ensuite vient la libération de neuropeptides spécifiques dans votre flux sanguin qui vont agir sur les glandes de la faim, qu’on appelle ghréline (hormone digestive qui stimule l’appétit) en se liant aux cellules de ces tissus. Grâce à cette action, le système hormonal est activé provoquant ainsi le désir et le plaisir de vouloir manger. Votre faim se fait de plus en plus ressentir, et vous commencez à vous lécher les babines.

Votre corps se prépare peu à peu à manger alors que vous n’êtes pas à table.

Exemple 2

Imaginez maintenant que vous venez de découvrir qu’un collègue de bureau vous a trahi méchamment.

Colère et pensées négatives. Comment s'en sortir ?

Rien qu’à y penser, votre cerveau libère des substances chimiques qui circulent alors dans votre organisme.

Alors qu’il y a quelques secondes, vous vous sentiez bien, votre état change radicalement. Vous êtes probablement en colère et énervé, car vous commencez à ressentir exactement ce que vous pensez.

Votre corps se crispe. Votre coeur se met à battre plus rapidement. Vous sentez une certaine énergie négative monter en vous. Bref, plusieurs signes corporels provoqués par votre cerveau qui a libéré des messages chimiques particuliers. Votre corps à son tour envoie des informations à votre cerveau qui renforce encore ce sentiment de colère (c’est ce qu’on appelle la science du bio feed-back : lisez cet article).

Comme ce sentiment de colère devient plus fort, vos pensées deviennent encore plus fortes.

Conséquence ? Ces pensées envoient davantage de signaux chimiques à votre corps.

Et c’est un cercle vicieux qui commence.

Et petit à petit, vous commencez à penser et à agir en fonction de ces émotions. À savoir, ici la colère.

Votre esprit et votre corps sont liés

Et dès lors que vos émotions prennent le pas sur votre esprit conscient, c’est terminé. Votre esprit conscient n’a plus rien à dire. C’est votre corps qui domine,  et c’est pour cela qu’il est difficile de changer et de revenir à un état normal lorsque les émotions sont trop fortes.

Le corps domine l'esprit et l'esprit n'a pus rien à dire.

Voilà à quel point votre esprit et votre corps sont liés.

On continue ?

Quand vous pensez, vos circuits cérébraux créent donc un état d’esprit correspondant à ces pensées. Suivant le type de pensée que vous avez, votre cerveau fabrique des substances chimiques particulières ayant une signature émotionnelle correspondant à ces pensées, afin que vous ressentiez exactement ce que vous pensez.

C’est ce qu’on a vu ci-dessus avec l’exemple de la colère.

Vous comprenez maintenant :

  • Que lorsque vous entretenez des pensées de joie, de plaisir, d’amour, vous produisez des substances chimiques qui vous rendent plus heureux, plus joyeux et plus aimants
  • Au contraire, si vous entretenez des pensées de craintes ou d’impatiences, vous produisez des substances chimiques qui vont vous faire sentir négatifs, en colère ou encore anxieux.
Le cerveau fabrique des substances chimiques qui font en sorte que vous ressentez exactement ce que vous pensez.

Vous suivez toujours ?

A retenir

Juste pour récapituler, nous avons vu dans cette partie :

  • Que vous ne pensez jamais dans le vide. Chaque pensée provoque des réactions chimiques au sein de votre corps. Votre corps ensuite agit selon l’émotion créée. Et plus les pensées sont répétitives et plus votre perception de la réalité changera afin de s’adapter à ses pensées.

Pendant des années, vous avez subi en créant un état d’être

Avec ce qu’on a dit ci-dessus, on peut dire que vous vous définissez par ce que vous pensez et vous ressentez au quotidien, et par ce que vous êtes dans l’instant présent.

Par exemple, il peut vous arriver de dire les choses suivantes :

“Je suis triste”, “je suis anxieux”, “Je suis négatif”, etc.

Et qui ne s’est jamais dit un jour (je vous ai à l’oeil 😉 ) :

“Ouais, je suis comme ça et puis c’est tout. J’ai toujours été quelqu’un d’anxieux. J’ai toujours été quelqu’un de timide. Je n’ai pas confiance en moi. Je suis impatient. Je suis toujours nul. Je ne suis pas intelligent, etc., etc.”.

Mais c’est un piège fatal.

Le toujours est complètement faux. Il est biaisé.  En réalité le “toujours” signifie que vous avez eu quelques expériences dans le passé qui ont fait que vous avez ressenti ce que vous ressentez maintenant. Seulement, au lieu de laisser passer ces expériences, vous avez choisi de les ressasser et de les garder dans un coin de votre tête. À partir de là, vous vous êtes créé une certaine réalité.

Vous y avez pensé fortement, vous y avez repensé, vous vous l’êtes redit mentalement.

Continuer encore et encore. Au bout d’un moment, les sentiments que vous avez créés font alors partie de vos traits de personnalités.

Vous créez votre propre réalité.

À partir “d’un peu”, vous avez crée du “toujours”. Le responsable c’est vous. Mais vous êtes un responsable inconscient et on ne peut pas forcément vous le reprocher. (continuez la lecture pour comprendre).

Un état d’être fatal

Les pensées du cerveau et les émotions créent un état d'être. Ayez des émotions positives et vous serez heureux. Ayez des émotions négatives et vous serez malheureux.

Nous ressentons exactement ce que nous pensons.

Prenez vos pensées, rajoutez vos émotions et vous créez ce qu’on appelle un état d’être.

Quand vous entretenez les mêmes pensées et que vous éprouvez les mêmes émotions pendant des années, et que vos pensées correspondent à ces émotions, vous créez un état d’être mémorisé que vous considérez comme une vérité absolue. Vous créez alors votre réalité et vous vous définissez ensuite par rapport à cet état d’être.

Vos pensées et vos émotions ont fusionné pour ne créer qu’un.

Exemple tout bidon :

Vous vous faites agresser par un chien. Vous vivez une expérience très forte émotionnellement. Vous avez maintenant très peur de vous faire mordre à nouveau par un chien. Dans votre réalité à vous, tous les chiens sont méchants et tous les chiens sont dangereux. Vous n’osez plus vous approcher de l’un d’entre eux.

Sans rentrer dans les détails, lorsque vous pensez à une expérience passée comportant une forte charge émotive, votre cerveau réactive exactement les mêmes séquences et les mêmes schèmes qu’auparavant.

Ce qui fait qu’à partir du présent, vous recréez votre passé. Que même si l’évènement en soi n’existe plus, vous continuez de le créer dans le présent puisque votre cerveau réactive les mêmes circuits pour ressentir la même chose.

On ne va pas se mentir.

Nous avons tous vécu des situations difficiles qui nous ont tous fait souffrir émotionnellement. Il est même possible qu’à chaque fois que vous y pensiez, cela suscite en vous toujours des réactions émotives assez fortes.

Le ressassement, perte de contrôle

En soi, il n’y a aucun mal à avoir des pensées.

Ce qui cause la détresse et tous les maux actuels sont dus au fait que vous rajoutiez une interprétation négative à vos pensées et que surtout vous les ressassiez continuellement.

Avec le temps, le ressassement perpétuel finit par devenir réalité.

Sur quelques jours, ça irait, mais quand c’est du ressassement sur plusieurs mois et/ou plusieurs années, cela devient un peu difficile.

Avec le temps, vous mémorisez la souffrance ressentie et vous l’ancrez en vous.

Vous créez une empreinte émotionnelle forte.

Refoulement d'une émotion. Comment au cours du temps, une pensée peut se transformer en émotion refoulé et devenir une empreinte émotionnelle forte.

Avec le temps et la répétition, une empreinte émotionnelle forte peut être créée.

Conséquence ?

Votre réalité est colorée par cette empreinte émotionnelle.

Les émotions sont la signature chimique d’une expérience.

Que vous le vouliez ou non, votre perception de votre vie a changé. La répétition des mêmes pensées et des mêmes émotions pendant plusieurs années a conditionné votre corps à se souvenir de ce sentiment de souffrance et ceci même si vous ne le voulez pas.

Cet événement a construit un trait de votre personnalité.

Votre vous est maintenant constitué de cette empreinte.

Une première grande clé à garder en tête

Maintenant, vous comprenez peut-être pourquoi:

  • Votre voisin est toujours aigri
  • Cette personne est toujours triste
  • L’autre se plaint tout le temps
  • Cette personne est impulsive et tout le temps en colère
  • Et, etc., etc.

Elles se s’en rendent pas forcément compte. Vous ne pouvez pas leur en vouloir.

Avec le temps, leur ressassement, leurs émotions qui apparaissent encore et encore se sont fusionnées pour devenir une empreinte.

Comprendre ça est une grande clé de la compassion et je vous assure qu’en ayant ça en tête, vous réagirez différemment face aux gens parce que vous êtes plus empathique.

Une expérience crée une réaction émotionnelle, laquelle si vous ne faites rien deviendra une humeur, puis en tempérament et enfin en trait de personnalité.

Et souvent, on en est inconscient.

Humeur, tempéraments et traits de personnalité

Vos traits de personnalité sont donc souvent fondés sur vos émotions passées et pour une grande majorité du temps, votre personnalité (qui est votre façon de penser, d’agir et de ressentir) est ancrée dans le passé.

De manière générale, à chaque fois que vous pensez à quelque chose du passé, votre cerveau réactive exactement les mêmes séquences et les mêmes schèmes qu’auparavant. C’est ce qu’on a dit ci-dessus.

Comme le cerveau ne différencie pas le passé du présent ou du futur, tout est réel pour lui.

Vous recréez donc l’événement comme si elle se déroulait à l’instant T. Votre cerveau est alors stimulé. Ils renforcent certains de ces circuits et les réseaux neuronaux sont encore plus résistants.

Et rebelote, de nouvelles substances chimiques sont créées et entraînent le corps à mémoriser davantage l’émotion.

Qu’est-ce qu’une habitude au final ?

C’est lorsque le corps devient l’esprit. C’est-à-dire que votre corps se souvient mieux que votre esprit.

Nous sommes des champions pour revivre des milliers de fois un événement en particulier.  Le souci est que cette répétition inconsciente entraîne le corps à se rappeler de cet état émotionnel mieux que ne le fait l’esprit conscient.

Il ne vous est jamais arrivé de ne plus vous souvenir consciemment d’un mot de passe, mais qu’en laissant aller vos doigts sur le clavier, vous vous en souveniez ?

Ou peut-être conduire mécaniquement d’un chemin à l’autre ?

L’idée est la même.

A retenir

Une pensée est crée dans votre cerveau logique (neocortex). Cette pensée active de nouveaux circuits neurologiques et crée ainsi un nouvel esprit. Ensuite, la pensée crée une expérience qui grâce au cerveau émotionnel (limbique) produit une nouvelle émotion. Le cerveau pensant et le cerveau émotionnel conditionnent le corps à un nouvel esprit. Avec le temps, à force de penser à la même chose, le corps devient l’esprit. L’esprit et le corps ne font qu’un et donc un nouveau soi est créé. Votre nouvel état d’être devient alors un programme inné de votre subconscient qui est sauvegardé dans votre cervelet.

Changez votre état d’être et vous changerez votre réalité.

Votre personnalité est complètement formée à 30 ans

“What you see in yourself at 35, 40 is what you’re going to see at 85, 90.”

“Ce que vous voyez en vous même à l’âge de 35-40 est ce que vous allez voir en vous-même à l’âge de 85-90 ans”

Des recherches ont montré que notre identité ou personnalité est complètement formée à la mi-trentaine.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Qu’après 30 ans, nous avons mémorisé une série de comportement, de réactions émotionnelles, d’habitudes, d’attitudes, d’habitudes, d’aptitudes, de réactions conditionnées, de souvenirs associés, et de perceptions qui sont maintenant programmés en nous.

À partir de cet âge, près de 95% de notre personnalité est constitué d’une série de programmes subconscients qui sont devenus automatiques.

Ces programmes nous régissent parce que notre corps est devenu esprit.

Au bout d’un moment, notre vie est régie par le même comportement automatique et ceci sans même nous en rendre compte. Mêmes pensées, mêmes émotions, mêmes réactions, même comportement, et mêmes dogmes.

Par exemple : le fait de ne pas croire en soi-même, de se ronger les ongles quand on est stressé, de grignoter à longueur de journée, de se plaindre constamment, d’être aigri, de juger les gens, de s’inquiéter de l’avenir, d’être des victimes, d’être stressé, etc.

L’esprit est conscient à 5% par rapport à 95% de programmes subconscients automatiques qui existent en vous.

Du coup, notre esprit conscient n’a plus vraiment son mot à dire face à tous nos programmes enregistrés.

Vous voyez où je veux en venir ?

Votre volonté de vouloir changer ne suffit plus.

Et on vient au point suivant.

Pourquoi est-ce difficile de changer ? Et pourquoi la pensée positive ne suffit pas ?

Parce que vous êtes David dans le combat contre Goliath.

David contre Goliath. Esprit conscient contre l'esprit inconscient. Comment reprogrammer son cerveau et créer sa réalité ?

David contre Goliath : conscience VS inconscience

“Je veux être heureux, je veux être moins stressé, je veux être en bonne santé, je veux …” .

C’est génial de vouloir de nombreuses choses n’est-ce pas ?

Sauf qu’à côté de ça, je vous l’ai dit ci-dessus, votre corps à mémoriser beaucoup de comportements résultant des nombreuses expériences que vous avez eues depuis que vous êtes jeune.

Des expériences difficiles, des émotions négatives, des cycles répétitifs de douleur et d’apitoiement, qui petit à petit à conditionné votre corps à un état d’être qui vous définit maintenant.

Allez, un petit exemple pour vous illustrer cela :

Imaginez une personne qui ait vécu plusieurs expériences qui l’ont rendue craintive. Qu’est-ce qui se passe par la suite ? Ses réactions inconscientes à ces expériences ont eu comme résultat qu’elle s’est accroché à sa crainte des choses. Plusieurs substances chimiques correspondantes à ces émotions ont envahi les cellules de son corps. Plusieurs semaines plus tard, cette émotion est devenue une base et est devenue une humeur, qui, en quelques mois, est devenue un tempérament, et lequel avec les années, a formé un trait de personnalité qu’on l’appelle ressentiment.

Le drame est que son corps a mémorisé cette émotion et la connaît mieux que son esprit conscient.

Cette personne a intégré une nouvelle réalité.

Et c’est pareil pour vous.

Que vous le vouliez ou non, vous avez décidé une réalité qui est maintenant la vôtre.

Votre esprit intellectuel désire la joie, le bonheur, le plaisir, mais votre corps a été programmé autrement pendant des années.

Pourtant, au fond de vous, vous voulez changer et vous savez que vous avez tout intérêt à changer, n’est-ce pas ?

Mais rien n’y fait. Impossible d’y trouver le bonheur. Vous pouvez même ressentir une espèce de vide.

Votre esprit et votre corps ne travaillent pas en harmonie.

L’esprit conscient désire une chose, mais votre corps en désire une autre.

Et votre inconscient est un masterdonte face à votre esprit conscient qui ne sait même pas comment faire pour être vraiment heureux.

C’est comme si que vous décidiez de passer la serpillière dans votre maison qui est inondée. Vos efforts seront en vain. L’eau sera toujours présente.

C’est la même chose entre l’esprit conscient et l’esprit inconscient.

Quand votre conscience s’oppose aux programmes automatiques subconscients, votre corps est si réactif qu’il suffit d’une seule pensée parasite ou d’un seul stimulus de l’environnement pour réamorcer le programme automatique.

Vous revenez alors à la même vieille routine : les mêmes actions, les mêmes pensées, tout en espérant que quelque chose de différent survienne dans votre vie.

Vous comprenez maintenant pourquoi il peut être difficile de changer.

Pour changer, il faut revenir à soi, et petit à petit changer les programmes inconscients. (On va en discuter un peu à la fin de l’article, courage, vous y êtes presque !)

La pensée positive, du bullshit ?

Le truc, est que la pensée positive ne fonctionne pas, en tout cas tel qu’on aimerait vous le dire.

Pensez positif et tout ira bien. C’est qu’on nous dit, et c’est ce que je disais aussi.

Si vous m’avez suivi jusqu’à maintenant, vous comprenez qu’une simple pensée ne peut contrer un corps, qui pendant des années a appris à penser d’une certaine manière.

Avec la pensée positive, on pense consciemment d’une certaine façon, mais encore une fois, c’est le combat David contre Goliath.

Si l’esprit et le corps sont en opposition, le changement ne surviendra jamais.

Contrer son esprit inconscient relève de temps et de beaucoup d'effort. Pensées conscientes contre l'esprit inconscient.

Contrer son esprit inconscient relève de temps et de beaucoup d’effort.

En fait, pour faire une analogie assez forte, je dirais que c’est comme si que vous utilisiez un doliprane pour un cancer.

Cela peut vous rassurer et vous aider sûrement, je ne dis pas le contraire, mais vous ne travaillez qu’en surface. Au fond de vous, la source du problème n’a pas été résolue.

Les pensées positives doivent être utilisées, à mon sens, en supplément d’un nouvel état d’esprit qui est en train d’être installé. Mais utiliser les pensées positives quand on est déjà dans le mal-être, ce n’est pas forcément la bonne solution.

Pour vraiment changer et vous soigner intérieurement, vous devez dépasser les pensées et les émotions récurrentes mémorisées par votre corps.

Vous ne pouvez pas contrôler toutes les conditions de votre environnement extérieur, mais vous avez le choix de contrôler votre environnement intérieur.

Non, il ne suffit pas de dire : “Je vais changer, je vais devenir plus heureux ou je souhaite être en bonne santé”. Ni d’ailleurs “Je veux changer, je veux devenir plus heureux et je souhaite être en bonne santé”.

Cela ne suffit plus.

A retenir

Après 30 ans, votre personnalité est quasiment construite. Le corps exécute automatiquement une série programmée de comportements et de réactions émotionnelles enregistrées dans votre subconscient (cervelet). Le corps dirige les opérations et vous êtes régi par un pilote automatique. La pensée positive ne suffit plus pour changer, car une simple pensée ne peut contrer un corps, qui pendant des années a appris à penser d’une certaine manière.

Pendant des années, vous avez probablement entretenu des émotions négatives. Vous avez créé un état d’être. Inconsciemment, vous êtes rongés par la négativité et vous vous êtes entraîné à être négatif.

Nous nous sommes endormis (ou devenu inconscient si vous voulez).

Pourquoi ?

Parce que nous vivons par habitude. Nous ne sommes plus conscients de ce que nous pensons, faisons ou ressentons. Nous vivons en mode pilote automatique régi par tous les programmes automatiques enregistrés dans notre subconscient.

Alors que devez-vous faire ?

Quel sens donner à sa vie ?

À vous d’attribuer la direction que vous souhaitez donner à votre vie

À travers cet article, je souhaite que preniez conscience de l’importance de votre état d’esprit du quotidien. Plus particulièrement,  je souhaite que vous preniez conscience de l’importance de vos pensées et de vos émotions du quotidien.

Si vous continuez à entretenir les mêmes pensées et les mêmes émotions, vous recréerez sans cesse la même réalité.

Pensez à un hamster dans sa cage : il tourne sans cesse pensant avancer. En réalité, il ne bouge pas d’un iota.

L'être humain est comme un hamster dans une cage. Il tourne en rond. Comment changer son état d'esprit ?

Vous c’est pareil.

Alors que nous pensons que nous allons de l’avant, en réalité nous tournons en rond.

Alors que vous pensez probablement avancer, vous ne le faites pas forcément. En pensant sans arrêt à vos problèmes, à vos expériences négatives (de manière consciente ou inconsciente), vous continuez de créer la même réalité et d’attirer le même genre de difficulté.

Entre nous

Entre nous : pourquoi espérez-vous sincèrement que quelque chose change dans votre vie si vous entretenez chaque jour les mêmes pensées, que vous effectuez les mêmes  actions et que vous éprouvez les mêmes émotions ?

Comme l’apport reste le même, le résultat reste aussi le même.

Nous, humains, avons beaucoup tendance à ressasser le passé et à raviver des douleurs qui n’ont plus lieu d’être.

Nous sommes les champions.

Peut-être que c’est le cas aussi pour vous ?

Le souci est que votre corps est une éponge qui absorbe tout.

Et on ne s’en rend pas forcément compte. Et des années plus tard, on sent que dans notre vie, il y a un truc qui manque, on ressent une espèce de vide émotionnelle qui apparaît sans vraiment savoir qu’est-ce qui se passe vraiment.

On a beau vouloir chercher une raison, on ne trouve pas.

Ce qui se passe est que nous allons continuer à chercher le bonheur à l’extérieur en espérant le trouver. On va essayer d’encore plus d’attiser notre environnement extérieur : acheter plus de choses, bouger sans arrêt, commencer à boire, devenir accro à certaines choses comme les jeux, etc.

Et tout ceci, dans un but (non conscient) de nous distraire et de cacher nos émotions refoulées, de refuser d’admettre notre vrai état d’être et de refuser de vouloir véritablement changer, car cela prend du temps.

La deuxième clé fondamentale à garder en tête

Pour changer, la clé réside dans le retour à la source, c’est à dire dans le retour à soi.

Prenez du temps pour vous, non pas pour vous amuser ou autre, mais pour vous comprendre, pour vous observer, pour voir qui vous êtes vraiment, car il est possible que vous portiez des masques et ces masques créent un décalage entre ce que vous êtes vraiment au fond de vous et la personne que vous présentez à l’extérieur.

(J’en parlerais dans un prochain article)

Revenez à vous, posez-vous les bonnes questions et encore une fois observez-vous.

Apprenez petit à petit à être davantage dans le moment présent parce ce que vos maux proviennent du fait que vous restez probablement trop longtemps dans le passé et/ou dans le futur.

Dans le présent, vous trouverez la paix. Dans le présent, il n’y a aucun problème. Dans le présent, vous pourrez ralentir. Dans le présent, vous pourrez ressentir votre vrai être.

Je développerais davantage dans de futurs articles, car c’est un sujet chaud, mais en attendant, voici quelques conseils liés à ce que je viens de vous dire :

Travaillez votre état d’esprit. Ne soyez plus passif. Reprenez les commandes de votre pilote automatique.

Donc est-il vraiment impossible de changer ?

Je disais qu’il était très difficile de changer après 30 ans. C’est vrai. Mais est-ce que difficile veut dire impossible ?

Non.

Peu importe l’âge en fait. Le tout est d’avoir une conscience suffisamment accrue de soi pour changer.

Ne laissez plus une réalité par défaut vous régir.

Créez la vôtre. Votre idéal.

Si vous avez lu jusqu’ici, félicitations. Je vous assure que vous en ressortirez grandi, car la prise de conscience est le premier pas obligatoire pour changer.

Sans prise de conscience, pas de changement.

Je parlais de David contre Goliath tout à l’heure.

Si vous connaissez l’histoire, vous savez que David finit par remporter le combat.

Si j’ai écrit cet article, c’est qu’il y a espoir que vous gagniez aussi.

Comme tout, il faut le vouloir et être persévérant.

J’ai confiance en vous.

Vous êtes sur le bon chemin.

Merci pour votre attention.

N’oubliez pas : si vous avez des questions, je suis là pour vous répondre. Je suis là pour vous aider du mieux que je peux. C’est mon objectif.

Et dites-moi aussi : quelle est votre humeur du moment ? Comment vous sentez-vous ces derniers temps ?

Lirone, se rapprochant dangereusement des 30 ans 😉

References

Êtes-vous capable de diffuser du positif autour de vous ? Partagez et contribuez à un monde plus positif :)
Lirone

À travers mon blog, je vous aide à devenir plus heureux et plus positif au quotidien. Première cible : votre état d'esprit. Mon but est donc de vous aider à changer votre état d'esprit afin qu'il soit plus positif. Vous verrez ainsi les choses d'une autre manière. Devenez à votre tour un diffuseur de positif et impactez à votre tour les personnes autour de vous.

  • Axelle dit :

    Lirone, suite à notre échange sur FB, je donne mon point de vue sur votre article que je trouve pédagogique 🙂
    Mon expérience fait que c’est précisément à partir de 30 ans que j’ai pris conscience que les problèmes que je rencontrais dans mes relations sociales étaient liées à ma vision déformée de la réalité…
    D’ailleurs vous expliquez très simplement les difficultés qui découlent de ces visions déformées : les croyances limitantes…
    Je comprends mieux votre point de vue après la lecture de votre article. En effet, pour changer il faut d’abord prendre conscience de ses difficultés.
    Pour cela, il faut réaliser que nous avons toujours une responsabilité dans nos difficultés sociales.
    Que ce qui nous arrive n’est pas que “de la faute des autres”.
    Une fois cette nécessaire prise de conscience réalisée, il reste à sortir de sa zone de confort, expérimenter pas-à-pas pour réadapter sa vision du monde. Et cela ne se fait pas sans développer son estime de soi, qui est bien souvent défaillante ou fluctuante…
    Petit-à-petit, de nouveaux réseaux neuronaux se créent dans notre cerveau.En clair, notre cerveau apprend à penser différemment.
    C’est un long chemin, parfois difficile, suivant les expériences de vie qui ont généré ces difficultés mais en tout cas il est possible de changer à tout âge à mon sens.
    Et cet apprentissage est réellement passionnant !
    La vie est une aventure et elle est belle pourvu qu’on sache la regarder sous le bon angle 😉

    • Lirone dit :

      Merci Axelle pour ton commentaire intéressant !

      “La vie est une aventure et elle est belle pourvu qu’on sache la regarder sous le bon angle” –> J’aime !!

      Au plaisir de te lire à nouveau,
      Lirone

  • Lin dit :

    Salut Lirone! Ah la trentaine te fait de l’œil!? Ça va bien se passer 🙂
    Ton article est vraiment super complet et tellement vrai! Un véritable changement de vie ne doit pas se reposer sur des circonstances extérieures, mais bel et bien sur nous-même. Sans prise de conscience profonde de nos schémas personnels, il est presque impossible d’observer un changement.
    Personnellement, c’est à partir de 30 ans que j’ai pu trouver la force de me retourner sur mes émotions, mes habitudes et mes gros bobos, de m’asseoir avec eux autour d’une table et de discuter, plutôt que de jouer à cache-cache.
    Il est très juste de dire qu’après 30 ans une démarche de changement est plus difficile, pour toutes les raisons évoquées dans ton article. J’ajouterai qu’il ne s’agit plus de créer de nouvelles habitudes ou des nouvelles pensées en découvrant de nouvelles pratiques pour fonder une vie sur un socle vierge, mais bel et bien d’aller à la rencontre de ce qui est déjà là d’un côté, puis de découvrir de nouvelles choses de l’autres (philosophie, pratiques de développement personnel etc.), et de jouer un rôle de négociateur/médiateur pour ménager tout ce petit monde!
    On ne parle plus, comme à 20 ans, de construire sa maison. Les malfaçons sont là, les fissures bien visibles, la peinture s’écaille et quelques tuiles sont tombées du toit: tout ça raconte une histoire. Après 30 ans, on ne rase pas la maison pour construire du neuf, on répare. Mais on est plus méfiants dans le choix de l’artisan et des matériaux, plus regardant, l’expérience nous a appris qu’il fallait se méfier des marchands de tapis et des contrefaçons, du coup on a aussi plus de mal à signer le devis en toute sérénité!
    Alors oui, entamer un changement de vie après 30 ans est plus difficile, mais ne pas le faire, c’est rester les bras croisés à regarder notre maison tomber en ruines.

    • Lirone dit :

      Haha oui elle se rapproche dangereusement ! =D Mais on y croit !

      J’aime beaucoup ta métaphore de la maison. Elle est chouette !
      En tout cas, merci pour commentaire et retour intéressant.

      Au plaisir de te lire Lin,

      Lirone

  • Mouny dit :

    Tu soulignes la relation entre le corps et l’esprit et on ne se rend pas forcément compte de cette réalité. Ces derniers temps j’ai des palpitations au coeur, même si je ne suis pas en situation de stress (comme passer un examen ou passer un entretien…) et ça m’inquiète, les mêmes symptômes qu’en situation de stress alors qu’il ne se passe rien autour de moi.
    La lecture de ton article m’a permis de comprendre ce phénomène, “le corps absorbe comme une éponge”, exposée fréquemment à des choses négatives : textes, vidéos négatifs… le corps réagit sans qu’on le sache, même si on n’y pense plus après, le corps l’a enregistré, ce qui explique ces palpitations. Je sais ce qui me reste à faire maintenant. Puisque le corps absorbe comme une éponge, il faut le laisser absorber le plus possible du positif pour le bien-être du corps.

    Merci Lirone ! 🙂

    • Lirone dit :

      Hey Mouny !

      Si tu as toujours des palpitations, n’hésite pas à aller voir un médecin. 😉

      Après oui, il y a beaucoup de maux physiques qui sont provoqués par des émotions refoulées. ça c’est clair !

      Merci à toi Mouny pour ton commentaire.

      Lirone

  • Bonjour Lirone,

    Bravo pour ton article. Tu a vraiment du talent pour synthétiser tes idées et les apporter de manière très simple et pédagogique. C’est une belle surprise de découvrir ton blog et j’aime beaucoup ton état d’esprit. On sent que tu a déjà beaucoup cheminé et que tu est engagé vers la connaissance de soi depuis déjà un moment. Je continuerais de te lire c’est certain 🙂

    En tout cas, je suis vraiment d’accord avec toi. Il est très dure de changer… Nos conditionnements inconscient sont gravés dans la pierres et comme tu dit, la pensées positives ne suffit plus (du moins, pas de la manière dont elle nous ait enseigner).

    Personnellement, je n’essaie plus de changer. C’est inutile. Changer signifie remplacer un programme inconscient par un autre (peut être plus positif certes, mais cela reste un conditionnement).

    J’ai vraiment aimé les premières phrases de ton articles : “il faut creuser à l’intérieur de soi. Il faut revenir aux sources. Trop longtemps, nous restons à la surface, essayant de changer telle ou telle chose, mais…en vain. Nous en oublions l’essentiel : l’être. Le soi. Nous sommes inconscients au quotidien. Nous sommes des endormis régis par un pilote automatique. Nous sommes tous malades dans ce monde de fous, et nous ne nous en rendons pas (encore) compte.”

    Cela fait beaucoup de sens pour moi. On vit dans le temps et c’est cela qui crée notre souffrance.

    Comme dit Osho : “Toute souffrance indique simplement que vous n’êtes pas en communion avec l’existence”

    Pour moi, la solution, c’est de vivre dans la réalité de l’ici et maintenant. Nos programmes inconscient ne sont que des processus qui se perpétue parce qu’on continue de les faire vivre en ressassant le passé et en répétant les même schémas. Lorsqu’on arrête de les nourrir, il s’efface naturellement.

    En s’enracinant dans la réalité et en devenant équanime vis-à-vis de nos émotions et de nos pensées, on évite de perpétuer les mêmes schémas.

    Equanimité = Observer les choses telles qu’elles sont. Sans ‘REACTION’.

    L’équanimité, c’est la pureté 🙂 Et la pureté n’est retrouvé seulement lorsqu’on se débarrasse de notre attachement au passé, au futur, aux croyances, aux idées, aux concepts. Toutes ces choses sont comme un gros nuages sombres qui vient se mettre entre nous même et la réalité. Alors pour trouver la pureté, il faut arrêter de se salir. On cultive le détachement, on arrête de ‘REAGIR’, d’interpreter et d’analyser tout ce qui nous arrive.

    Comme tu dit : “Apprenez petit à petit à être davantage dans le moment présent parce ce que vos maux proviennent du fait que vous restez probablement trop longtemps dans le passé et/ou dans le futur.”

    Le problème c’est qu’on est aussi accro à la masturbation cérébrale alors difficile vivre dans la réalité de l’instant présent. Bref, c’est un long cheminement 🙂

    Connais-tu la méditation Vipassana ?

    • Lirone dit :

      Salut Nils !

      Merci pour ce chouette commentaire qui complète très bien l’article :).

      Du coup, en disant que tu ne souhaites plus changer, cela signifie en quelque sorte que tu restes passif non ? Quoi qu’il arrive, en essayant d’être plus dans le moment présent, c’est également essayer de changer ? Peux-tu éclaircir ton point de vue ? Cela m’intéresse.

      Dans tous les cas, effectivement, c’est le fait que notre mental soit sans arrêt dans le passé et le futur, qu’entre autres, nous souffrons. La paix se trouve dans le moment présent. C’est un entraînement de tous les jours et même en méditant tous les jours, c’est quelque chose qui ne reste pas facile.

      Méditation Vipassana, j’en ai entendu vaguement parler. Est-ce la retraite silencieuse de 21 jours ?

      Merci Nils et au plaisir de te lire,
      Lirone

      • Bonjour Lirone,
        Pour moi, être dans l’instant présent, ce n’est pas essayer de changer. C’est simplement Être. À partit du moment que l’on désire ‘changer’, on est déjà plus dans l’instant présent. Le changement implique la notion du temps.

        En fait, je te disait que je ne veut plus changer car je pense que le bonheur, c’est notre vrai nature. Il se trouve en dessous des masques. Pour moi, les masques, c’est simplement le résultats d’une sur-utilisation et mauvaise utilisation de notre cerveau. À force de masturbation cérébrale, on créer un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements, de définitions et tout cela vient former une entité fantomatique (ce qu’on peut appeler l’ego). C’est comme les couches de l’oignon. Alors essayer de changer, ça se résume simplement à modifier la texture ou la couleur des couches de l’oignon. Moi je veut simplement m’en débarrasser ^^ Je pense qu’en dessous de tout cela, on est simplement des être pur et innocent. Comme les enfants. Tu a vu comme ils sont spontanés et joyeux ?

        En tout cas, ce n’est que mon point de vue. C’est pour cela que je te disait que je n’essayer plus de changer. Pendant plusieurs années j’ai était à fond dans la pensées créatives et je me forcer à vouloir créer des changements dans ma personnalité. Je m’intéresse toujours énormément à la pensées créative mais je l’appréhende différement. Bon après on va pas chipoter pour des mots. Après tout, c’est peut être du ‘changement’. En tout cas, aujourd’hui, je conçoit la pleine conscience comme un jeûne de l’esprit. Lorsqu’on jeûne, le corps se nourri du corps et il vient consommer les mauvaises choses (toxines, etc) en premier. Quand on apprend à simplement ‘Être’ et qu’on se libère du temps, cela fait l’effet d’un véritable jeûne pour l’esprit, on arrête de perpétuer nos vieux schéma et l’esprit retrouve peu à peu sa pureté. C’est comme pédaler à vélo. Tant que l’on pédale, le vélo avance. Si l’on arrête de pédaler, le vélo s’arrête. Il peut continuer un peu à cause de l’élan mais dès que l’on arrête de pédaler, le vélo s’arrête progressivement. Pour l’ego c’est pareil, c’est parce qu’on lui donne de l’énergie qu’il se maintient en vie. Et pour ça, on fait inconsciemment et consciemment un travail quotidien énorme pour le maintenir vivant.

        Et tout cela n’a rien à voir avec la ‘passivité’. Je viens de lire la définition : “Qui se contente de subir, n’agit pas, ne prend pas d’initiative”. Lorsqu’on apprend à vivre dans l’instant présent, on peut continuer à faire des activités, des projets, tout ! C’est juste qu’on apprend à ne plus ‘réagir’. Il ne faut pas confondre ‘action’ et ‘réaction’. C’est une chose que l’on apprend dans la méditation Vipassana. En tout cas, je te demandais si tu connaissait parce que je pensais que ça pourrait t’intéresser. Je trouve que tu à l’esprit scientifique et la science de Vipassana est vraiment très intéressante. En tout cas, je trouve que cela fait beaucoup de sens. Il y à le livre ‘l’art de vivre’ sur la méditation Vipassana qui est très bien. C’est la méditation qu’enseignait Gautama le Bouddha. Par contre, c’est bien plus qu’une méditation silencieuse ^^ En effet, on ne parle pas durant 10 jours mais ce n’est qu’une toute petite partie. En fait, la méditation Vipassana c’est un jeûne de l’esprit, mais la technique est très particulière et vraiment scientifique. Je dit scientifique car à chaque fois que j’y suis aller, j’ai appris à mieux comprendre mon esprit. D’un point de vu théorique mais surtout au niveau de l’expérience.

        Une très belle journée à toi.
        Nils

  • Nicolas dit :

    Bonjour Lirone, bravo pour ton blog. Cet article est très intéressant et dit des choses très justes. Il est vrai qu’il est difficile, après 30 ans (je te dirais même avant) d’induire des changements par la seule force de la volonté.

    Pourtant, à 43 ans, je suis TRES différent de ce que j’étais à 30 ans (en positif, j’espère :-)), et c’est très peu lié à ma “volonté”. Chaque fois que j’ai juste “voulu” quelque chose, j’ai tenu deux semaines…

    Et la raison en est la suivante :
    La volonté, c’est de la “tête”, du mental. Mais l’environnement agit sur notre corps et sur notre cœur. Les changements ainsi induits sont bien plus profonds et bien plus durables.

    La vie n’est pas un long fleuve tranquille : même après 30 ans, l’environnement se transforme suffisamment pour induire en nous des changements radicaux. La vie est traversée de séismes (“positifs” ou “négatifs”), et devant chacun d’eux nous avons à tout âge l’opportunité de les transformer en expérience bénéfique pour nous.

    A titre personnel, avoir des enfants m’a fait apprendre une dimension d’amour et de don de soi qui dépasse ma petite personne. Perdre un enfant a balayé comme une lame tout le bonheur artificiel auquel j’ai pu croire et m’a fait me recentrer sur l’essentiel de ma vie, sur le plus important.

    Et sans aller jusqu’à parler de bonheurs ou de drames aussi radicaux, tout habitude que l’on prend, même après 30 ans, nous change radicalement. Vous voulez changer? Trouvez une activité qui vous passionne (dessin, musique, sport) et prenez des cours : le cours vous force à bosser et à être régulier. Le changement vient tout seul sur des années et contribuera grandement à votre bonheur : pas besoin de volonté… si ce n’est celle d’aller en cours “une fois de plus”.

    Personnellement, toutes les activités que je mène aujourd’hui, je les ai commencées après 33 ans et elles ont largement contribué à mon bonheur quotidien.

    Donc, pas d’inquiétude pour les “vieux comme moi” qui liront ce blog : il y a largement de quoi faire, même après 30 ans! 🙂

    • Lirone dit :

      Hey Nicolas ! Très pertinent ton commentaire et ça complète très bien l’article ! Le titre est un peu provocateur mais c’est voulu 😉
      En tout cas chouette que tu continues d’évoluer. Tu sembles avoir un bon état d’esprit 🙂

      Je ne suis pas encore parent mais j’imagine qu’au niveau de la connaissance de soi et de l’évolution personnel, c’est encore un autre niveau !

      Au plaisir de te lire Nicolas et n’oublie pas : la jeunesse, c’est dans la tête =D

      Lirone

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