Utilisez la compétitivité cognitive pour combattre vos pensées négatives !
Comment gérer ses pensées négatives au quotidien ?

Comment combattre vos pensées négatives avec ce puissant exercice

Les pensées négatives. Fléau de notre société.

Cela ne s’arrête pas.

Tous les jours vous y avez le droit. Sans cesse. Vous n’en pouvez plus.

Vous attendez désespérément le moment où ces pensées voudront faire grève, mais malheureusement ce n’est pas la SNCF. Vous pourrez attendre longtemps.

Tant pis.

Vous avez fini par apprendre à vivre avec. Mais avouez-le que ça vous pourrit la vie et que vous souhaiterez bien que ça  cesse, que ça s’arrête, ne serait-ce qu’un chouia, de tourbillonner dans votre tête.

Quand c’est de temps en temps, on se dit que ça va, ce n’est pas la mer à boire. Par contre, quand c’est matin, midi et soir, c’est autre chose.

Dès lors qu’une pensée négative vous agrippe, vous êtes à sa merci.

Vous êtes à la merci des pensées négatives

Vous divaguez et vous n’arrivez plus à vous concentrer. Cette pensée négative vous présente d’autres amies à elle. Cela vous stresse encore plus et vous met encore plus dans l’embarras. Alors que vous aviez peut-être bien commencé votre journée, voilà que votre moral et votre humeur descendent d’un coup. Boom. Les voilà à zéro avant même que vous ne réalisiez ce qui se passe.

Qu’on le se dise : ça ne nous facilite pas notre vie. Non. Pire que ça : ça nous la pourrit.

Cependant, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous cher lecteur.

Vous ne pourrez jamais, Ô grand jamais, vous débarrasser définitivement de vos pensées négatives. Moi même, après des années de travail grâce à la psychologie positive et la science du bonheur, j’ai toujours une ou plusieurs pensées négatives qui s’incrustent en catimini dans ma tête et continuent de me surprendre.

Les saligauds.

Mais pas de chance pour elles, j’ai une arme secrète. Je dégaine aussi vite que Lucky Luck et BOOM. Basta. Elles ont déguerpi aussi vite qu’elles sont venues.

Mais hélas, je ne peux pas me reposer sur mes lauriers. Cela serait trop facile sinon…

Parce que vous l’aurez bien compris : on aura toujours des pensées négatives. C’est comme ça.

Vous pouvez alors me dire :

“Lirone, c’est triste. À quoi bon continuer la lecture de l’article si tu me dis qu’il n’y a rien à faire et que je suis condamné à vivre avec ?”

À quoi bon continuer la lecture de l’article ? À quoi bon ? Vous avez osé me poser cette question ?

J’ai une réponse : pour évidemment me faire plaisir. =D

Game of throne - developpement personnel

Tyrion est d’accord avec moi.

Non, plus sérieusement, j’ai une meilleure raison pour vous : parce que vous pouvez apprendre à les gérer comme moi et d’autres ont su le faire au cours du temps.

Sinon, croyez moi que si je ne l’avais pas fait, que si je n’avais pas appris à les gérer, à vivre avec (sans subir) vous ne serez pas en mesure de lire par exemple ce superbe article et ce blog n’aurait probablement jamais existé; car voyez-vous, une armée de pensées négatives m’avait dit à l’époque :

“Lirone, tu es un malade ! Imagine que ton entourage tombe sur ton blog. Ils vont te charrier à vie et vont te traiter de gourou à tunique orange !“, “Lirone, sérieux, tu es qui pour ouvrir un blog sur le bonheur ? Un bisounours ?” ou encore “Lirone, laisse tomber. Regarde, tu n’es même pas capable d’aligner trois mots sans fautes d’orthographe et tu as un blog avec un design qui frôle celui d’Internet Explorer. Tu crois que les gens vont te lire ? Pitoyable.”

Bref, je n’aurais jamais ouvert ce blog.

Heureusement (après 6 mois de combats avec ces pensées), j’ai ouvert ce blog et yihaaa j’ai eu…une seule visite. C’était la folie !

Bon assez parlé de moi. Vous n’êtes pas là pour ça.

Vous êtes ici pour évoluer personnellement et vous n’allez pas le regretter.

Dans cet article, vous allez voir deux choses :

  1. Quels sont les types de pensées négatives qui vous foutent la misère afin de mieux les identifier et mieux les comprendre dans un but de les gérer
  2. Un exercice très simple (mais pas forcément facile) pour livrer la bataille contre ces pensées

Croyez-moi qu’à la fin de cet article, vous allez en ressortir grandi ! Si vous n’avez rien appris, vous aurez le droit de me balancer une pensée négative ;). (que je contrerai évidemment).

À mes yeux, la partie 1 est la plus importante parce que cette partie va vous aider à identifier vos pensées négatives. En effet, si vous n’arrivez pas à identifier le type de pensée négative qui traverse votre esprit, ça ne sert à rien d’essayer de les contrer.

Autant attaquer un fantôme quoi. Non ?

Vous êtes prêt ?

C'est partie ! Article sur les distortions cognitives et les pensées dysfonctionnelles.Super. Qu’est-ce qu’on attend alors ?

Et bah on y va ! On attaque.

Accrochez-vous.

Pensées négatives, qui êtes-vous vraiment ? Parce que vous me faites peur et vous me rendez fou.

Quand on dit pensées négatives, ça reste assez vague. On pense souvent à ce genre de pensées :

“Je suis nul”, “Je n’y arriverai pas”, “Je suis moche”, “Je suis timide”, “Je suis gros”, “P****, j’ai un gros pif”, “J’ai des amis pourris” et j’en passe.

Vous les connaissez n’est-ce pas ? J’en suis sûr que vous en avez plein à la pelle. Ce sont des classiques. Elles pourraient presque nous être des amies intimes.

Mais sachez que les pensées négatives peuvent être bien plus que cela. Par exemple :

“Le monde va mal, je ne sais pas comment on va s’en sortir”, “C’est sans espoir”, “Pourquoi essayer ?”, “Si je n’ai pas réussi cet exam, ça veut dire que je ne réussirai pas les autres”.

Et encore plus subtil :

“Je lui ai écrit un message, il ne m’a pas répondu. C’est un c*****d.”, “Cette personne est horrible”, “Le recruteur m’a refoulé. Cela veut dire que je ne suis pas fait pour ce boulot. Tant pis je ferai autre chose”, “Je suis né dans un mauvais environnement, par conséquent, ça ne sert à rien que je rivalise avec les meilleurs”.

Et j’en passe.

Je pourrais écrire un livre aussi gros que les misérables avec juste les pensées négatives qu’on peut entendre régulièrement.

gros livre de pensées négatives. Les pensées négatives tournent en boucle dans votre tête et ne s'arrête pas.

Maintenant, je vais vous dire une chose. Quelque chose qui m’a fait comprendre beaucoup de choses par la suite.

Gardez bien cela dans votre esprit :

Il y a des moments ou vous allez avoir conscience de vos pensées négatives mais il y en aura d’autres où vous n’en aurez pas même pas conscience tellement c’est devenu naturel pour vous.

Parce que sachez bien qu’il est impossible de s’arrêter de penser que vous le vouliez ou non (sauf cas exceptionnels comme ceux qui méditent toute la journée).

Vous avez du mal à me croire ? Très simple pour vous illustrer tout ça.

Fermez les yeux et commencez à vous focaliser sur votre respiration. Comptez jusqu’à 10.

Vous inspirez. 1. Vous expirez. Vous inspirez. 2. Et ainsi de suite.

Je suis prêt à parier qu’avant même d’arriver à 10, votre esprit vous aura emmené ailleurs.

“Qu’est-ce que je vais manger tout à l’heure ?”, “C’est nul comme exercice”. “J’ai osé faire ça ?”, “Il est sérieux là ?”

Vous voyez ?

En fin de compte, ce n’est pas si grave si on pense constamment. Par contre, ça l’est un peu plus si on a un programme négatif qui tourne en boucle dans notre tête.

C’est pour ça qu’il faut vous entraîner à prendre conscience de vos pensées. La méditation est un formidable outil à cet effet. Vous avez d’ailleurs un guide complet à ce sujet juste ici.

Conscience de soi. Le nerf de la guerre.

C’est un vaste sujet et ce n’est pas le but de cet article, mais voilà, avoir une conscience accrue de soi est ultra important pour être le capitaine à bord. Malheureusement, par le fait que nous vivons dans une société frénétique, nous nous laissons embarqués dans un voyage où nous ne sommes pas maîtres à bord. Nous nous laissons guidés.

Ce qui a pour conséquence que nous nous retrouvons dans une destination que nous n’avons pas forcément choisie. Et devinez quoi ? On se plaint. (Vous comprenez maintenant pourquoi on est champion du monde de la plainte ;))

Et en vous plaignant : hop vous gagnez en plus des pensées négatives. C’est cadeau ;).

Du coup, c’est pour cela que dans cette première partie, il est important pour moi de vous indiquer les types de pensées négatives les plus courantes dans l’unique but que vous puissiez les identifier quand elles vous surprennent.

Je suis une cognition négative

Cognition vient du latin cognito qui veut dire pensée.

Cognition au sens large et général est l’ensemble de vos croyances, de vos pensées et de vos préjugés.

Pourquoi je vous parle de cognition maintenant ?

Hum, parce que j’avais juste envie d’étaler ma culture ;).

Plus sérieusement, c’est pour que la suite de cet article soit plus claire pour vous.

Dans le jargon psychologique, les pensées négatives sont appelées des pensées dysfonctionnelles ou encore distorsions cognitives qui sont plus communément des erreurs que nous commettons lorsque nous enregistrons des informations.

Vous enregistrez en gros une information issue de la réalité. Cette information passe à travers un filtre propre à vous et cette information peut être proche de la réalité ou au contraire très loin.

Si vous voulez, c’est Aaron Beck, psychiatre américain qui a fait des travaux qui avaient pour but de montrer que nous sommes ce que nous pensons.

L’idée générale à retenir est la suivante :

Vous êtes face à un événement extérieur –> Interprétation sur le plan cognitif –> pensée automatique qui se déclenche –> Émotion qui apparaît.

Revolution Positive. Comment une émotion est déclenchée à partir d'un simuli extérieur. Pensées négatives et distortions négatives.

Revolution Positive. Du stimulus à l’apparition d’une émotion

Et c’est parce que nous avons une cognition inadaptée que nous interprétons de façon inadaptée une situation.

A retenir : C’est parce que nous avons une cognition inadaptée que nous interprétons de façon inadaptée une situation.

Tout simplement : les pensées automatiques négatives sont des erreurs cognitives.

Cela explique entre autres pourquoi face à une même situation, deux personnes verront cet évènement d’une manière totalement différente. Pour l’un, ça sera une catastrophe. Pour l’autre, une opportunité.

Exemple plus précis pour vous illustrer cela :  Prenez deux personnes qui foirent un entretien d’embauche.
La première personne va se sentir blessée, va penser qu’elle est nulle et qu’elle n’y arrivera probablement plus. Elle peut même penser que la RH était horrible avec elle et que c’est une c*****.
Au contraire, l’autre personne va voir dans cet événement une opportunité pour mieux travailler ses entretiens futurs et même se dire que si elle n’a pas eu ce boulot, c’est qu’un meilleur boulot l’attend plus tard.

Ces deux personnes ont donc deux perceptions différentes d’un même évènement.

Bien que ce sont les personnes très anxieuses et dépressives qui aient énormément de distorsions cognitives, nous n’en sommes pas épargnés.

Ni moi. Ni vous, ni le voisin ! Pas de chance hein ?

Donc le processus que j’ai envie que vous entrepreniez est le suivant : apprendre à détecter et analyser ces distorsions cognititives pour :

  1. Vous entraîner à avoir une plus grande conscience de soi
  2. Avoir l’esprit plus clair
  3. Avoir des attitudes plus réalistes
  4. Pour être moins pris dans le tourbillon de vos pensées
  5. Pour être plus positif dans votre vie

Vous saisissez ?

Je l’espère bien.

Alors on continue ! Ne lâchez rien ! On est presque au bout. Par pitié, mettez sur off vos pensées qui peuvent vous dire :

“Allez laisse cet article, il est trop long. Tu ferais mieux de regarder ton téléphone ou de regarder si tu as reçu une nouvelle invitation à jouer sur Facebook.” Ou “Allez, viens on grignote un coup. On y reviendra plus tard  jamais dessus.

Voici les pensées négatives les plus courantes

Je vais vous présenter les neuf types de pensées dysfonctionnelles qui sont les plus courantes et que vous pouvez rencontrer à tout instant dans votre vie de tous les jours. Rassurez-vous, il y en a d’autres, mais elles nous n’intéressent pas ici.

resistance pensées negatives et lâcher prise. Pensées dysfonctionnelles

Préparez-vous !

Pour chacune de ces catégories, essayez de voir si ça raisonne en vous et si vous avez l’habitude de penser comme ça. Nous verrons ensuite ensemble un exercice à faire juste après ça.

  • La généralisation : généraliser à partir d’une expérience. C’est se dire que puisqu’une situation s’est déroulée dans un certain sens, ça va vous arriver encore et encore en tous lieux et en toutes les circonstances.
    Un seul événement négatif peut alors influer tout le comportement à venir d’une personne qui se voit alors vouée à l’échec définitivement.
    Examples : “Je me suis pris encore un râteau. C’est sûr je vais finir seul et ça ne sert à rien que je continue à essayer de trouver quelqu’un, car je m’en prendrais d’autre indéfiniment.” ou “J’ai loupé mon entretien d’embauche. Cela va m’arriver encore puisque j’ai loupé cette fois.”
  • Pensée dichotomique : tout ou rien. Soit noir, soit blanc. Perte totale des nuances. C’est le fait de penser que si une chose ne s’est pas exactement passée comme vous le souhaitez, alors il s’agit d’un échec.
    Examples : “J’ai loupé un examen. Cela ne sert à rien que je continue”, “Elle m’a trompé. Je suis un bon à rien qui n’est pas capable de garder sa copine.”
  • Dramatisation : c’est exagérer  la situation dans la négative, c’est-à-dire accentuer plus ce qui s’est mal passé tout en minimisant ses points forts. C’est vous attendre à chaque fois au pire dans chaque situation.
    Examples : “J’ai renversé un verre sur une personne que je connaissais à peine. Je suis vraiment nul et maladroit, ça ne s’arrange pas. C’est une catastrophe et ça y est, c’est sûr elle va être définitivement en froid avec moi” ou “Qu’importe que j’ai réussi dans le passé, aujourd’hui j’ai totalement merdé et c’est ça qui compte.” 
  • Focalisation ou abstraction sélective : si une chose négative s’est passée, si une erreur a été faite, vous ne voyez plus que cela. Vous ne pensez qu’à cet échec. Tout tourne en boucle dans votre tête. Toutes ces pensées négatives sont monopolisées pour ressasser cet évènement. Le reste ? Plus d’importance. C’est le fait de filtrer uniquement le négatif, pour oublier le positif. Même quand tout va bien, même quand une situation similaire va se produire, mais cette fois-ci positive, la personne concernée va toujours observer ce qui est négatif.
    C’est tout ce que je ne préconise pas sur le blog ;).
    En bref, au lieu d’avoir les lunettes positives que je vous recommande de porter, cette personne aura les lunettes négatives.
    Examples : “Wouah Lirone a fait une faute d’orthographe sur un article de plus de 3000 mots. Son article est naze”, “Quelqu’un a baillé pendant ma présentation de 20 minutes, c’est donc sûr que les gens se soient ennuyés” 
  • Disqualification du positif : C’est le fait de transformer une expérience neutre ou positive en expérience négative. Tout ce qui est positif est analysé comme mensonger dans votre tête.
    Examples : “Ouais j’en suis sûr qu’il m’a dit ce compliment pour me faire plaisir ou parce qu’il y a un intérêt derrière”,  “J’ai réussi cette épreuve, mais c’était un coup de chance.” 
  • Personnalisation : c’est se sentir responsable du comportement des autres. C’est assumer la responsabilité d’une situation qui échappe de votre contrôle
    Examples : “Si mon fils/ma fille est comme ça, c’est de ma faute. Je suis un mauvais parent”, “Mon ami a fait une dépression. C’est de ma faute, je n’ai pas été à la hauteur”, “Il est contrarié, j’ai forcément dit quelque chose de mal.”
  • Erreur d’attribution : c’est le fait de penser que si vous vous sentez aussi angoissée et aussi inquiète, c’est bien la preuve qu’il s’agit d’un problème majeur et grave. Au lieu d’attribuer votre malaise à votre angoisse, vous l’attribuez à une supposée “gravité” du problème. Une émotion que vous ressentez est alors considérée comme une vraie réalité.
    Examples : “J’ai un bouton sur mon doigt, ça y est j’ai un cancer généralisé” (certains comprendront cet exemple 😉 ), “Tout le monde me regarde bizarrement, j’ai dû faire quelque chose de mal”.
  • Conclusions hâtives : c’est le fait de  s’imagine des scénarios catastrophes sans preuves et sans fondations. Et vous faites tout pour y croire.
    Examples : “Mon patron ne m’a pas dit bonjour aujourd’hui. Je vais me faire virer. En plus c’est vrai que bizarrement je n’ai pas eu de nouvelles de lui récemment” , “J’ai loupé mon année. Je ne vais pas avoir mon diplôme. Je vais être au chômage. Je vais me retrouver à la rue sans rien et seul.”, “Mon ami n’est pas venu à l’heure. Il a dû avoir un accident ou alors il ne m’estime pas du tout. “
  • L’étiquetage : ce sont des jugements définitifs et émotionnellement chargés que vous portez sur les autres ou sur vous-même alors que la réalité reflète toute autre chose.
    Examples : “Je ne sers à rien”, “Cette personne fait toujours n’importe quoi”, “Cette personne est blonde, ça ne sert à rien que je lui dise des choses intelligentes”

Alors ça dit quoi ?

Vous avez vu. Il n’y a pas qu’un seul type de pensée négative. C’est toute une palette de choix qui s’offre à vous. C’est très diversifié !

La folie n’est-ce pas ?

Avec tout ça, il y a de quoi faire un vrai feu d’artifice dans votre tête.

Vous comprenez bien maintenant que les personnes qui sont dépressives vivent une véritable course de formule 1 de pensées négatives dans leur tête. Cela bouillonne sans cesse.

Okey, bien.

Jusqu’à présent, vous avez pu voir les types de pensées négatives qui peuvent exister. Vous en avez une meilleure représentation et vous les avez identifiées. Maintenant, face à toutes ses pensées, que faire ?

C’est l’objet de la partie suivante.

Que faire ?

Analyser…

Vous pouvez analyser vos pensées dysfonctionnelles avec un psychologue formé (il n’y a aucun mal à cela, sachez-le) et/ou les analyser seul.

Exercice

Vous avez vu, il y a plusieurs types de pensées négatives.
Voici donc ce que vous avez à faire. Si possible, tous les jours.
A chaque fois que vous surprenez une pensée négative, notez-la sur une feuille de papier et attribuez là une catégorie. Faites cela sur au moins une semaine. À la fin de la semaine, vous remarquez sûrement certains schémas de pensées qui se répètent continuellement.

Lesquelles de ces pensées sont vraies et dans quelles proportions ?

C’est la question que vous devez vous poser à chaque fois.

Je ne vais pas vous mentir.

Certaines de vos croyances sont fausses et d’autres sont partiellement vraies.

En tout cas, il est important de s’en rendre compte parce que ces pensées sont la source même de l’angoisse. Et l’angoisse peut être source de problème dans votre vie.

S’impliquer…

Une fois démêlé le vrai du faux, il faut transformer vos pensées dysfonctionnelles en pensées réalistes.

Cette étape nécessite une implication importante de votre part.

Parce que c’est assez fourbe. Vous allez comprendre pourquoi.

Si je vous dis : “ne pensez pas à un éléphant rose”.

Première chose que vous faites, c’est de penser à un éléphant rose. Game over.

Quand vous ne voulez pas penser à un éléphant rose, vous pensez à un éléphant rose

Il est donc dur de s’empêcher de penser à quelque chose surtout quand c’est automatique. Vous devez donc mettre en place une stratégie efficace.

Parce que si vous vous dites : “Il ne faut pas que j’y pense”, “Ne pense pas à cette pensée négative”, vous allez encore plus y penser jusqu’à en vous arracher les cheveux de la tête !

Vous comprenez donc bien que ce n’est pas suffisant de vouloir arrêter de penser à quelque chose. C’est inutile et inefficace.

Alors, comment faire ?

Je vous ai dit que j’allais vous proposer une solution ! Je ne vais pas vous laisser tomber comme ça ;).

C’est ici que la compétitivité cognitive rentre en jeu.

Contrer vos pensées grâce à la compétitivité cognitive

L’idée générale de ce concept est la suivante :

Pour faire disparaître une pensée dysfonctionnelle, il faut la remplacer par une autre, plus bénéfique. 

C’est un combat en fait entre deux pensées où l’une finit par renverser l’autre.

Comment combattre ses pensées négatives ?

Voici donc l’exercice que vous allez réaliser.

Choisissez une pensée négative qui revient souvent dans votre tête.

Bien.

Choisissez ensuite une pensée cible, celle que vous avez envie d’utiliser à la place de la pensée négative. Cette pensée ne doit pas être bêtement l’inverse de la première.

Par exemple si vous vous dites “je suis nul, je ne vaux rien” et que vous remplacez la pensée par “Je suis gééééniiial, je suis une bête de personne , incroyable, au top”, peu de chances que ça fonctionne, car le contraste est trop grand entre ce que vous pensez être et ce que vous voulez être.

Vous sauriez au fond de vous que vous vous mentez. Vous n’y croiriez pas même si au début vous vous forciez.

Allez-y mollo et étape par étape.

La nouvelle pensée doit être réaliste, crédible et facilement adoptable et adaptable pour agir positivement.

Vous devez utiliser deux types de pensées :

  1. La pensée Antidote qui a pour but de contre-attaquer vos pensées dysfonctionnelles. Elle doit être formulée de façon positive. Vous ne devez donc pas utiliser de mots négatifs et vous devez la formuler dans le présent.
    Par exemple “Je n’ai pas de raison d’avoir peur de louper cet entretien” n’est pas une bonne phrase.
    Une fois choisie et bien définie, il vous faudra un peu de temps pour vous entraîner à contrer cette pensée négative qui va toujours continuer à s’imposer (au début) de manière automatique dans votre esprit.
    Cependant, dès qu’elle apparaît, boom vous contre-attaquez avec votre pensée antidote. Vous dégainez votre antidote aussi vite que votre ombre.
    Au bout d’un moment cette pensée antidote sera de plus en plus forte et deviendra un automatisme pour vous ! Première victoire :). À partir de ce moment, vous pouvez changer de phrase pour qu’elle soit encore plus positive et augmenter de niveau. Petit à petit votre confiance augmentera.
  2. La pensée proactive qui a pour but de renforcer vos convictions. Alors que la pensée Antidote sert à contre-attaquer votre pensée négative, la pensée proactive l’achèvera.
    Focalisez-vous sur des qualités que vous avez et que vous souhaitez développer. Visualisez-vous dans la situation idéale qui est tout le contraire ce que vous pensez actuellement.
    Parce qu’à chaque fois que vous allez être absorbé dans vos pensées, cette fois-ci positives, vous ne serez plus hanté par vos peurs et vos angoisse.

Boom, vous avez mis KO votre pensée négative.

Alors comment s’est passé le combat ?

Pas facile au début, je vous l’accorde. Rassurez-vous c’est normal ! C’est en forgeant qu’on devient forgeron comme dit le fameux dicton.

C’est une gymnastique d’esprit à pratiquer.

Continuez d’expérimenter, continuez de faire les exercices préconisés. À force, ça va devenir un réflexe pour vous et vous vous surprendrez vous-même des résultats que cela peut avoir.

Combattre les pensées négatives à l'aide de la compétitivité cognitive. Comment affronter ses pensées négatives et se sentir mieux dans sa peau ?

Combattre les pensées négatives à l’aide de la compétitivité cognitive

En tout cas :

Bravo, vous êtes sur le bon chemin !

Si vous lisez ces lignes, je suis fier de vous. Vous avez réussi à vous concentrer sur du contenu qui peut vous aider.

Regardez ce que l’on vient de voir ensemble (et ce n’est pas rien):

  1. Vous savez identifier les types de pensées négatives qui surgissent dans votre tête
  2. Vous avez pris connaissance d’un outil : la compétité cognitive qui va vous aider à contrer vos pensées négatives.

Pas mal non ?

Vous êtes sur la bonne voie parce que maintenant vous avez des outils à votre disposition pour mener à bien votre évolution personnelle vers la route du positif.

C’est en apprenant à travailler sur vos cognitions que vous pourrez être plus positif et plus optimiste dans votre vie.

D’ailleurs, si vous souhaitez continuer d’entreprendre votre chemin vers l’optimisme, j’ai créé une formation sur 8 semaines qui va vous permettre de changer votre état d’esprit afin d’être plus positif et plus optimiste dans votre vie. C’est par ici.

Dans tous les cas, le chemin est loin d’être facile, mais c’est un travail qui est à mon sens important et qui va vous servir au quotidien. Ne soyez plus passif.

De manière générale, soyez proactif dans votre vie.

Il y a toujours des hauts et des bas dans la vie. Même moi, il y a des périodes où j’aimerais bien que les choses se déroulent autrement, mais c’est comme ça. Il faut apprendre à vivre avec et à s’adapter.

Quand une situation négative survient, je mets mes lunettes positives et j’essaye de prendre du recul, de voir qu’est-ce que je peux apprendre et quelles sont les choses positives que je peux en tirer.

(Lecture recommandée : la méthode RAIN pour affronter les inquiétudes et les difficultés de la vie.)

Si vous êtes en ce moment dans une période un peu difficile, je vous souhaite bon courage et je vous encourage à ne rien lâcher.

Encore une fois, gardez le cap, relevez la tête et avancez !

Sachez que vous aurez toujours cette flamme intérieure en vous et que quoi qu’il arrive, aussi grave soit la situation, elle ne s’éteindra pas et attendra juste d’être ravivée.

La lumière se trouve toujours au bout du tunnel

Persévérez, continuez à vous battre et à un moment donné, vous verrez la lumière au bout du tunnel. À ce moment-là, vous ne pourrez qu’être fier de vous !

Soyez fier de vous, soyez fier du chemin que vous avez parcouru jusqu’à maintenant peu importe ce qui s’est passé, soyez fier de votre propre personne, car vous êtes unique en votre genre et j’en suis sûr que vous êtes génial ! (Si vous pensez que non, mettez-le dans les commentaires, que je vienne vous tirer les bretelles ! ;))

Croyez tout simplement en vous et soyez proactif, c’est tout ce que je vous demande.

Merci pour votre attention,

Lirone, chasseur de pensées négatives

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Je passe beaucoup de temps à rédiger ces articles que vous chérissez. Et il en sera ainsi tant que vous continuerez à me lire et à me partager.

Merci pour votre soutien et n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires, j’y répondrai avec plaisir.

References:

A. T. Beck, The diagnosis and management of depression, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1967

A. T. Beck, Cognitive Therapy of Depression, 1979

A. T. Beck, Depression: Clinical, Experimental, and Theoretical Aspects (1967)

How does cognitive therapy prevent depressive relapse and why should attentional control (mindfulness) training help?

Êtes-vous capable de diffuser du positif autour de vous ? Partagez et contribuez à un monde plus positif :)
Lirone

À travers mon blog, je vous aide à devenir plus heureux et plus positif au quotidien. Première cible : votre état d’esprit. Mon but est donc de vous aider à changer votre état d’esprit afin qu’il soit plus positif. Vous verrez ainsi les choses d’une autre manière.
Devenez à votre tour un diffuseur de positif et impactez à votre tour les personnes autour de vous.

  • Janine dit :

    Il est important de connaitre les 9 pensées dysfonctionnelles (ou pensées négatives) les plus courantes pour les combattre.
    La compétitivité cognitive consiste à remplacer une une pensée dysfonctionnelle par une autre, plus bénéfique.
    Tu as raison Lirone de préciser ce point important :
    “La nouvelle pensée doit être réaliste, crédible et facilement adoptable et adaptable pour agir positivement.”
    On ne peut pas remplacer : “Je suis nul.” par “Je suis génial.” comme tu dis, il y a peu de chance que ça marche car le contraste est trop grand.
    Une autre méthode consiste à visualiser la situation dans son aspect idéal qui est le contraire de ce qu’on pense actuellement.
    C’est en quelque sorte une gymnastique de l’esprit, il faut de l’entrainement, comme tu dis, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

    Merci Lirone !

    • Lirone dit :

      Tu as tout bien compris Janine ! Comme d’habitude, tu es au top. 🙂
      À force de pratiquer, tout devient naturel !
      Merci à toi et comme toujours, au plaisir de te lire Janine.
      Bien à toi,
      Lirone

  • Souad dit :

    Super article Lirone, merci !
    Je mets en pratique tous ces conseils à partir de maintenant !

  • Isabelle dit :

    Génial ! Les problèmes et les solutions avec un humour qui m’a fait éclaté de rire plusieurs fois. J’adore ta plume (ton clavier si tu préfères).
    Merci pour ton aide. Allez je vais mettre tes exercices en pratique maintenant 😉

  • Petit bout de soleil dit :

    le hasard fait bien les choses.
    Ton article arrive au bon moment pour me rebooster.
    Merci

  • Julie dit :

    Bonjour,

    Vos exercices sont très bien mais, en plus de ces pensées positives, je me suis créé des sortes de tocs pour essayer de les contrer et à chaque fois que je touche un objet je pense a quelque chose de négatif et il faut que je le retouche en pensant à quelque chose de positif sinon je me sents mal.. dévalorisée, mal dans ma peau. Auriez vous une solution pour moi?
    Merci
    Julie

    • Lirone dit :

      Bonsoir Julie !

      Comment avez-vous créé ces tocs ? Est-ce qu’il y a eu un événement en particulier ?
      Si j’ai bien compris, à chaque fois que vous avez une pensée négative, vous devez toucher un objet pour vous sentir mieux ?
      La première chose à faire est de vous défaire émotionnellement de ces tocs. Essayez l’exercice des bonshommes en allumettes dans votre cas, cela peut certainement vous aider. (cliquez ici pour lire l’article)

      J’ai également vu que vous m’avez écrit un mail. Je vais vous répondre :).

      Allez courage Julie, ça va le faire !

      Lirone

  • Isa LISE dit :

    Un bon article manifestement réfléchi !

  • >
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